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Critique de The Raid 2 de Gareth Evans

imageQuand j’ai vu The Raid 2 j’étais toute innocente. N’ayant pas à ce moment là vu le premier film, je ne m’ attends à rien ;) Evidemment j’avais entendu parler du film après les festivals, il avait été montré en avant-première mondiale à Sundance puis en France au festival de Beaune. Mon voisin à l’UGC Normandie me souffle un résumé en 24 secondes de The Raid 1 et c’est parti pour 2h30 de castagne.

Synopsis : Après un combat sans merci pour s’extirper d’un immeuble rempli de criminels et de fous furieux, laissant derrière lui des monceaux de cadavres de policiers et de dangereux truands, Rama, jeune flic de Jakarta, pensait retrouver une vie normale, avec sa femme et son tout jeune fils…. Mais il se trompait. On lui impose en effet une nouvelle mission : Rama devra infiltrer le syndicat du crime, où coexistent dans une sorte de statu quo mafia indonésienne et yakusas. Sous l’identité de « Yuda », un tueur sans pitié, il se laisse jeter en prison afin d’y gagner la confiance d’Uco, le fils d’un magnat du crime indonésien - son ticket d’entrée pour intégrer l’organisation. Sur fond de guerre des gangs, il risquera sa vie dans un dangereux jeu de rôle destiné à porter un coup fatal à l’empire du crime.

Dès le premier plan on sent la puissance du film et du héros. Pour infiltrer le monde du crime il va devoir se faire respecter et gagner la confiance d’un homme en particulier, Uco, joué par Arifin Putra. Direction donc la prison :) Au programme baston, boue, attention baston et encore de la boue. La prison est impressionnante, Gareth Evans créé une scène de baston plus longue et plus violente qu’on ait jamais vu.

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Une fois l’infiltration de Rama réussie, The Raid 2 n’est plus seulement un film de baston. C’est un film d’espionnage à la manière de Chinatown. Les clans, leurs stratégies de paix, tout est stratégique pour que la paix règne. Dans tout type d’espionnage, il y a toujours un personnage qui refuse de vivre en paix et veut le pouvoir. Gnar Gnar Gnar ! Ce personnage sera Bejo joué par Alex Abbad.et ressemble à un Helmut Fritz tout juste sorti de prison :) gênant, troublant le personnage qu’il joue est un psychopate. 

Sans en dire trop sur l’intrigue qui suit, iko va nous donner les plus belles scènes d’action que j’ai jamais vues. Les chorégraphies sont si parfaites qu’on se demande comment les acteurs sont encore en vie ! Et en fait les scènes d’action sont tout à fait réelles. Les acteurs se sont entraînés pour avoir moins de vitesse et de force dans leur art martial le Silat.

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Le petit plus dans The Raid 2 sont les nouveaux personnages à la sauce de Kill Bill. La fille aux marteaux et l’homme baseball sont extraordinaires. Avec des armes peu conventionnelles, ils nous donnent du frisson et des scènes anthologiques. Ils cassent les os et la baraque :) The Raid 2 est tellement fou qu’on en redemande. La tension est présente dans tout le film, les scènes sont de plus en plus violentes jusqu’au combat final époustouflant. On ne peut pas souffler et ça Gareth Evans y tient.

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Pour la scène finale, Gareth Evans a du la concevoir pendant pendant pas moins de six semaines et la tourner pendant 10 jours avec 190 plans ! C’est une travail monstrueux mais qui paye.

Par rapport à The Raid 1 que j’ai depuis rattrapé, The Raid 2 a plus d’ambitions, plus de potentiel, plus de risques et une histoire plus complexe. Surtout c’est le film de bastion le fou depuis des années, je en sais même si ce n’est pas le meilleur ! Gareth Evans est fort, il sait raconter une histoire et nous divertir de façon époustouflante !

Vous allez en avoir plein les yeux, attention aux coup de marteaux :)

Note : 9/10

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Au programme du Toronto International Film Festival pour la section des Galas et des Présentations spéciales:

GALAS

  • Black and White Mike Binder
  • The Equalizer Antoine Fuqua
  • Foxcatcher Bennett Miller
  • Haemoo Shim Sung-bo
  • The Judge David Dobkinsi

Closing Nights Films

  • A Little Chaos Alan Rickman
  • Maps to the Stars David Cronenberg
  • The New Girlfriend (Une nouvelle amie) François Ozon
  • Pawn Sacrifice Ed Zwick
  • The Riot Club Lone Scherfig
  • Samba Olivier Nakache and Eric Toledano
  • This is Where I Leave You Shawn Levy
  • Wild Jean-Marc Vallée

Special Presentations :

  • 99 Homes Ramin Bahrani
  • American Heist Sarik Andreasyan
  • Before We Go Chris Evans
  • Breakup Buddies Ning Hao
  • Cake Daniel Barnz
  • Coming Home Zhang Yimou
  • The Dead Lands (Hautoa) Toa Fraser
  • Dearest Peter Ho-Sun Chan
  • The Drop Michael R. Roskam
  • Eden Mia Hansen-Løve
  • Far From Men (Loin des Hommes) David Oelhoffen
  • Force Majeure Ruben Östlund
  • The Gate Régis Wargnier
  • Good Kill Andrew Niccol
  • Hector and the Search for Happiness Peter Chelsom
  • The Humbling Barry Levinson
  • Hungry Hearts Saverio Costanzo
  • The Imitation Game Morten Tyldum
  • Kahlil Gibran’s The Prophet
  • The Keeping Room Daniel Barber
  • The Last Five Years Richard LaGravenese
  • Learning to Drive Isabel Coixet
  • Love & Mercy Bill Pohlad
  • Manglehorn David Gordon Green
  • Mary Kom Omung Kumar
  • Men, Women and Children Jason Reitman
  • Mademoiselle Julie Liv Ullmann
  • Mr. Turner Mike Leigh
  • My Old Lady Israel Horovitz
  • Ned Rifle Hal Hartley
  • Nightcrawler Dan Gilroy
  • Pasolini Abel Ferrara
  • Phoenix Christian Petzold
  • The Reach Jean-Baptiste Leonetti
  • Red Amnesia (Chuangru Zhe) Wang Xiaoshuai
  • Return to Ithaca Laurent Cantet
  • Rosewater Jon Stewart
  • A Second Chance (En chance til) Susanne Bier
  • Still Alice Richard Glatzer and Wash Westmoreland
  • The Theory of Everything James Marsh
  • Time Out of Mind Oren Moverman
  • Top Five Chris Rock
  • While We’re Young Noah Baumbach
  • Whiplash Damien Chazelle
  • Relatos salvajes Damian Szifron

De très beaux noms dans ce premier aperçu du festival. Le nouveau Ozon, Toledano et Nakache, le nouveau film de Mia Hansen-Love Eden pour la France, des sublimes avant premières avec le nouveau film de Noah Baumbach, Mr Turner, le nouveau film d’Abel Ferrara, Nightcrawler, Mademoiselle Julie,… du beau et du bon !

Sharknado 2 arrive vite !

On les voit pointer les bouts de leur ailerons, les requins reviennent !

Syfy France diffusera le téléfilm en direct des Etats-Unis dans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 juillet à 4h00 en VF et le rediffusera en prime-time le 31 juillet à 20h45 en VOSTFR.

Pour gagner vos places pour la projection privée et unique au MK2 Quai de la Loire le 31 juillet à 19h00, un jeu concours des plus orignal est disponible.

Allez sur http://www.clicktosea.fr/comment-participer/ et réalisez votre plus beau montage photo !

Personnellement j’aimerais bien gagner une place :) En attendant voici le teaser de Sharknado 2 :

Critique Des Chevaux et des Hommes de Benedikt Erlingsson

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J’ai eu l’honneur de voir des chevaux et des hommes lors du festival Paris Cinéma. Le réalisateur Benedikt Erlingsson et l’actrice principale Charlotte Bøving venaient ensuite pour un débat.

Synopsis : 

Se racontent ici à travers le regard des chevaux, les histoires et passions qui secouent une petite communauté en Islande.

Entre conflits de voisinage, tempête de neige et chalutier russe, les chevaux font le lien entre les habitants de cette vallée aussi belle qu’isolée.

Remarqué dans les festivals, Des Chevaux et des Hommes représentait l’Islande aux Oscars. IL a remporté plusieurs prix, le Prix Kutxa du meilleur premier film au festival de San Sebastian, le prix de la meilleure actrice au festival international d’Amiens et eux prix pour la musique au festival du cinéma Européen des Arcs et au festival international du film d’Aubagne.

L’affiche est très drôle et provocatrice. Je pense sincèrement que cette affiche va réveiller les gens dans le métro et mettre un peu de bonheur dans le coeur des gens. Certains seront choqués par cette affiche alors que moi j’y vois de l’humour noir. Et ça pour de l’humour noir il y en a. 

Le film se passe en Islande, où les hommes et chevaux islandais sont très liés depuis l’invasion des Vikings. Le cheval islandais est l’unique race de cheval présente en Islande car l’importation des chevaux n’est pas autorisée. Les chevaux islandais sont assez petit avec une taille se rapprochant d’un poney et surtout leur caractéristique unique est leur possession de cinq allures et non trois comme les autres chevaux. En plus du pas, du trot et du galop, ils ont tölt et l’amble. Dans le film on a l’honneur de voir l’allure du tölt, qui est une allure à quatre temps très confortable où le cheval a toujours au moins un sabot au sol.

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Des chevaux et des hommes et une histoire très masculine qui tisse les liens de plusieurs personnages et de leurs chevaux. C’est une histoire d’amour, de respect, d’honneur. Le cheval est l’animal sacré des islandais, ils en sont fiers.

La première scène du film est hilarante et inspire l’affiche du film. Elle permet de présenter tous les personnages du voisinage, de montrer leurs habitudes et de nous donner une prestation sublime d’un cheval islandais. Ensuite on passera du rire aux larmes. Chaque histoire est différente, certaines scènes sont choquantes ( En mode Man VS Wild) d’autres très belles et émouvantes. Toutes les histoires sont liées pour finir dans un même arène à la manière des banquets d’Asterix et Obelix.

Je retrouve beaucoup de choses dans Des Chevaux et des Hommes qui me rappelle l’humour noir de Un poisson nommé Wanda. Les personnages masculins ont tous un objectif mais ça ne marche jamais. A chaque fois on explose de rire!

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Des chevaux et des hommes parle d’honneur, de séduction. Les hommes sont prêts à tout pour garder leur honneur et heureusement les femme sont prêtes à tout pour que leurs hommes gardent leurs honneur. Même si tout le film parait très masculin c’est en réalité un film où la femme est la plus forte. Pour les chevaux, c’est le même cas, la jument a le pouvoir. Le film est primitif mais c’est avant tout une comédie. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu de film aussi original et pourtant si intelligent. Lui même amoureux des chevaux, le réalisateur filme de manière sublime les chevaux, leur force, leur beauté et leurs allures.

Le débat avec le réalisateur était passionnant et passionné. Pendant plus d’une heure nous avons eu des détails du tournage, de l’histoire d’amour entre le réalisateur et sa femme, l’actrice du film et pleins d’anectodes. Nous avons ainsi appris qu’une des scènes le plus compliquées à tourner était la première du film. En effet au niveau logistique, ils ont du calculer exactement au jour près le jour où la jument allait être à reproduire. Elle ne l’est qu’un seul jour par an alors il ne fallait pas le rater!

La musique du film est également très originale et c’est une seule personne Davíð Þór Jónsson qui joue tous les instruments. Une vraie réussite, la musique a déjà été récompensée par deux prix.

Comme dirait le réalisateur, la vie est une black comedy.

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Des Chevaux et des Hommes est mon coup de cœur du festival pour son originalité.

Note : 8,5/10

Les affiches de la semaine dernière sont géniales et promettent de grands films ! Il y aura du divertissement avec The Expendables 3, Sin City 2 et The Raid 2 (une suite de haute qualité), du thriller avec Enemy, Horns et Un illustre inconnu, une dose de Western avec The Salvation et le petit plaisir de la comédie dramatique existentielle Laggies emmenée par Keira Knightley et Chloé Moretz.

Un sacré programme ! Qu’est-ce qui vous tente ?

Encore une annonce de folie, Jessica Chastain sera à Deauville qui lui rendra hommage.
Alors qu’on la verra bientôt dans Mademoiselle Julie, on peut espérer une projection de La disparition d’Eleanor Rigby qui n’a pas encore de date de sortie française :)
Pour l’instant sont attendus à Deauville, James Cameron, John McTiernan et Costa Gavras
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Encore une annonce de folie, Jessica Chastain sera à Deauville qui lui rendra hommage.

Alors qu’on la verra bientôt dans Mademoiselle Julie, on peut espérer une projection de La disparition d’Eleanor Rigby qui n’a pas encore de date de sortie française :)

Pour l’instant sont attendus à Deauville, James Cameron, John McTiernan et Costa Gavras

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