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Critique The Salvation

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L’exercice du western n’est pas évidente aux jours d’aujourd’hui. Peu de réalisateurs tentent cet exercice périlleux. Quentin Tarantino a ramené un peu le Western à la vie avec Django Unchained mais le genre Tarantino était le plus prédominant.

Le meilleur exercice est sans doute The Salvation qui est sorti mercredi 27 au cinéma et qui avait été projeté en sélection officielle au dernier festival de Cannes. Emmèné par Mads Mikkelsen et Eva Green, ce western est brillant. Il allie les codes du genre western et une claire originalité.
The Salvation rentre dans la trempe des grands western. Impeccablement réalisé, il challenge pour moi les plus grands comme Il était une fois dans l’Ouest, ou Impitoyable. Tous les personnages clés des western sont présents, le shérif, le croque-mort, le méchant, l’hors la loi, la belle dame en détresse mais pourtant l’histoire ne créé pas ce sentiment de déjà vu.

Alors que dans beaucoup de western l’histoire tourne autour d’un homme sauvant sa ville, The Salvation est une histoire personnelle de revanche pour deux personnages celui de John, Mads Mikkelsen (Hannibal, Micheal Kohlhaas) et Madelaine, Eva Green (Casino Royale, Penny Dreadful).

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Synopsis : 1870, Amérique. Lorsque John tue le meurtrier de sa famille, il déclenche la fureur du chef de gang, Delarue. Trahi par sa communauté, lâche et corrompue, le paisible pionnier doit alors traquer seul les hors-la-loi.

Le reste du casting est également terrible avec un génial croque mort joué par Jonathan Pryce (Demain ne meurt jamais et prochainement dans Game of Thrones), le méchant Jeffrey Dean Morgan (le si célèbre Denny Duquette dans la série Grey’s Anatomy), le criminel joué par Michael Raymond-James (Once Upon a Time) et notre célébrité nationale, le corse Eric Cantona (Les rencontres d’après minuit) qui arrive à nous faire bien rigoler. Côté casting, le réalisateur Kristian Levring a donc fait fort !

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Ce qui m’a marqué de cette histoire, c’est la musique avec des notes d’inspiration espagnoles. Elle fait vraiment musique de western et en même temps sa nouveauté apporte de la fraicheur au film. Le western est réinventé grâce à The Salvation, modernisé. La beauté de la photographies et des costumes en font également une oeuvre d’art.

Enfin les deux acteurs principaux sont juste bluffants. Eva Green, qui ne dit pas un mot dans le film, arrive à donner de la puissance dans son jeu, de la véracité, c’est impressionnant. Son talent d’actrice est véritablement mis à nu dans ce film où sa grâce et son talent lui donne un de ses plus beaux rôles. Mads montre encore une fois à quel point il est bon partout, impressionnant.

Je n’ai pas trouvé un seul défaut à The Salvation qui pour moi modernise et ramène le western à la vie. Un duel de talents et un duel à l’aube remporté par Kristian Levring !

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Note : 9/10

Les résultats des Emmy Awards tout en surprise

La soirée des Emmy Awards a été pleine de surprises et de joies lors de la cérémonie du 25 aout.

Après des pronostics très haut placés pour des séries comme True Detective et Orange is the new black, les résultats ont été de vraies surprises.

  • Best Supporting Actor in a comedy : Ty Burrell, Modern Family 
  • Best Supporting Actress in a Comedy : Allison Janney, Mom
  • Best Writing for a Comedy : Louis C.K., Louie 
  • Best Guest Actress in a Comedy : Uzo Aduba, Orange Is the New Black 
  • Best Guest Actor in a Comedy : Jimmy Fallon, Saturday Night Live 
  • Best Directing for a Comedy : Gail Mancuso, Modern Family 
  • Best Lead Actor in a Comedy : Jim Parsons, The Big Bang Theory 
  • Best Lead Actress in a Comedy : Julia Louis-Dreyfus, Veep 
  • Best Writing for a Miniseries, Movie, or Dramatic Special : Steven Moffat, Sherlock: His Last Vow 
  • Best Supporting Actress in a Miniseries or Movie : Kathy Bates, American Horror Story: Coven
  • Best Supporting Actor in a miniseries : Martin Freeman, Sherlock: His Last Vow 
  • Directing for a Miniseries, Movie, or Dramatic Special : Colin Bucksey, Fargo 
  • Lead Actor in a Miniseries or Movie : Benedict Cumberbatch, Sherlock: His Last Vow
  • Lead Actress in a Miniseries or Movie : Jessica Lange, American Horror Story: Coven
  • Best Miniseries : Fargo 
  • Best Television Movie : The Normal Heart
  • Best Supporting Actor in a Drama : Aaron Paul, Breaking Bad 
  • Directing for a Drama : Cary Joji Fukunaga, True Detective 
  • Best Supporting Actress in a Drama : Anna Gunn, Breaking Bad
  • Outstanding Guest Actor in a Drama : Joe Morton, Scandal 
  • Outstanding Guest Actress in a Drama : Allison Janney, Masters of Sex 
  • Best Writing for a Drama : Moira Walley-Beckett, Breaking Bad 
  • Best Lead Actress in a Drama : Julianna Margulies, The Good Wife 
  • Outstanding Lead Actor in a Drama : Bryan Cranston, Breaking Bad 
  • Outstanding Comedy Series :  Modern Family 
  • Outstanding Drama Series : Breaking Bad 

Entre Sherlock, Modern Family et Breaking Bad, les pronostics étaient loin de la vérité. La plus grande et belle surprise de la soirée était le prix pour Julianna Margulies pour son interprétation dans The Good Wife.

On a eu un beau triomphe émouvant de Breaking Bad et une reconnaissance méritée de la série anglaise Sherlock. True Detective et Orange is the new Black doivent être bien déçus.

Critique d’Enemy de Denis Villeneuve

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Le doute, la peur, le fantasme sont les themes abordés par Denis Villeneuve dans Enemy. Le maitre du suspense de Prisoners nous emmène dans une nouvelle toile d’araignée où chaque peur et doute sont présents.

Tourné avant Prisoners, Enemy a mis du temps à pointer le bout de son nez en France mais il a permis au film de gagner une très bonne réputation au sein de festivals prestigieux comme le festival de Toronto ou le festival de Palm Springs.

Ayant été bluffé par le travail de Denis Villeneuve dans Prisoners et des acteurs Hugh Jackman et Jake Gyllenhaal, j’avais très envie de voir le nouveau piège de Villeneuve. Dans Enemy, les pièges psychologiques sont séduisants, puissants, mortels et marchent du tonnerre.

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Jake Gyllenhaal est impressionnant dans Enemy. Il arrive à créer deux personnages si différents et pourtant si similaires. Sa force, sa timidité dont de ses deux rôles entièrement opposés des rôles extrêmement riches. Il mène son film à merveille et c’est définitivement sa meilleure interprétation. Entre les deux personnages et personnalités on se demande qui mène l’autre, et le spectateur est complètement pris par l’intrigue.

Les deux femmes du film sont également très importantes  Thème phare du film, la féminité et la femme en général est une des clés du film. Pour interpréter ses deux femmes sensuelles et fortes, Denis Villeneuve a fait appel à Mélanie Laurent (Inglourious Basterds) et Sarah Gadon (A dangerous Method). Toutes les deux amènent douceur et glamour. Chacune, femme de l’un, est au coeur de la toile psychologique de Denis Villeneuve.

La photographie et la couleur du film m’ont marquées. Avec un filtre jaune terne et sa façon de tourner Toronto, la vie semble ennuyeuse, tourmentée, polluée. L’atmosphère qu’il donne au film est en que plus impressionnante grâce à cette photographie.

Sans vous donner les clés du dernier mystère de Villeneuve, laissez-vous aller à rêver, à imaginer et personnifier. Un des symboles du film est effrayant et en même temps un fantasme représentant la femme, la sexualité. La clé du fantasme repose là. 

Encore la preuve que le maître des pièges existe. Une virtuosité psychologique et une interprétation sublime.

Note : 9/10

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